SAPA

Située au pied de la majestueuse chaîne de montagnes Hoàng Liên Sơn, à seulement cinq à six heures de route de Hanoï par l’autoroute, Sa Pa est une destination agréable à découvrir tout au long de l’année.

 

La meilleure période pour visiter Sapa

De mars à mai et de septembre à novembre, lorsque le climat est plus agréable et les paysages particulièrement beaux.

 

Les sites à visiter à Sapa

(Photo: Collectée)

Le mont Fansipan

L’origine du nom « Fansipan » reste incertaine et plusieurs hypothèses existent à ce sujet. Selon certaines sources, le sommet aurait autrefois été appelé Hua Xi Pan, une expression populaire pouvant être interprétée comme « un énorme rocher incliné ». Une autre hypothèse attribue ce nom à la langue hmong, où il évoquerait la « montagne des rhododendrons », en raison de la présence abondante de ces arbustes sur les pentes de la montagne.

Une autre explication avance que le nom Fansipan serait lié à Phan Văn Sơn, un géographe de la dynastie Nguyễn qui aurait accompagné les Français en 1905 lors de travaux de cartographie et de délimitation des frontières entre le Vietnam et la Chine des Qing.

(Photo: Collectée)

Culminant à 3 143 mètres d’altitude, le Fansipan est le plus haut sommet du Vietnam, mais aussi de toute l’Indochine, qui regroupe le Vietnam, le Laos et le Cambodge. C’est pourquoi il est souvent surnommé « le Toit de l’Indochine ».

Dans l’ouvrage La Conquête du sommet du Fansipan, publié en français le 29 novembre 1935 par l’Association géographique de Hanoï, le professeur L. Salles, enseignant à l’école Albert-Sarraut, mentionne les premières ascensions françaises du sommet.

À la fin du mois de juillet 1905, le sergent Denis, accompagné des lieutenants Scherdlin et Benoit, reçut la mission d’atteindre le sommet du Fansipan. Il est probable que Denis soit parvenu seul jusqu’au point culminant. Il laissa une description assez précise d’une borne située sur un rocher au sommet, ainsi que plusieurs détails sur les difficultés de l’expédition. Il fallut trois jours pour gravir la montagne. Denis rapporta notamment que la forêt atteignait le sommet, que la pluie était présente à mi-parcours et qu’il y faisait très froid. Pour marquer le point le plus élevé, il aurait incrusté trois balles de fusil dans un gros rocher, disposées en forme de triangle.

Peu après cette expédition, une autre mission cartographique fut menée sous la direction du lieutenant Bourély. D’après les documents du Service géographique, le sergent Dollo atteignit à son tour le sommet autour du 1er octobre 1905. L’ascension lui aurait demandé huit jours à partir des dernières habitations rencontrées sur le chemin. Le brouillard épais, la forêt dense et la difficulté à identifier le point le plus élevé rendirent l’expédition à la fois éprouvante et remarquable.

Aujourd’hui, le Fansipan est devenu l’un des symboles majeurs de Sa Pa. Il attire les voyageurs par la beauté spectaculaire de ses paysages de montagne, son climat frais et l’expérience unique de se tenir sur le point le plus élevé de l’Indochine.

 

Le village de Ta Van

En langue hmong, Tả Van signifie « grande courbe ». Ce nom évoque la position du village, adossé à la chaîne de montagnes Hoàng Liên Sơn et tourné vers la rivière sinueuse de Mường Hoa. Depuis longtemps, Tả Van est un lieu de vie des Hmong, mais aussi des Dao rouges et des Giáy.

(Photo: Collectée)

Le paysage du village de Tả Van est particulièrement réputé pour ses rizières en terrasses. Façonnées au fil des générations par le travail patient des habitants, elles serpentent sur les flancs des collines et des montagnes, s’étendant à perte de vue. Associées aux montagnes verdoyantes qui entourent la vallée, elles offrent un spectacle naturel d’une grande beauté. Ici, au cœur de cette vaste nature montagneuse, les visiteurs peuvent respirer l’air pur et profiter d’un profond sentiment de tranquillité.

Parmi les villages de Tả Van, Tả Van Giáy est celui qui a su préserver le plus fortement les coutumes et le mode de vie traditionnel des habitants. Situé dans le parc national de Hoàng Liên, il est considéré comme le plus ancien village de Tả Van.

L’activité principale des Giáy reste la culture du riz. Les habitants pratiquent également certains métiers artisanaux, notamment la fabrication de bijoux en argent et d’outils traditionnels, qui demandent précision, patience et savoir-faire.

Le village des Giáy à Tả Van possède une histoire de près de 300 ans, depuis l’arrivée des premiers habitants venus défricher les terres et fonder le village. Plusieurs clans y vivent encore aujourd’hui, parmi lesquels les Sần, les Vàng et les Lù. Selon les anciens, le clan Sần aurait été le premier à s’installer dans cette région.

Installés au pied des montagnes, près des vallées, des rivières et des ruisseaux, les Giáy ont su conserver jusqu’à aujourd’hui une grande partie de leur culture traditionnelle, de leurs coutumes, de leurs croyances et de leurs fêtes héritées de leurs ancêtres.

 

Le village de Cát Cát

Cát Cát est un ancien village des Hmong, situé non loin du centre de Sa Pa. Formé vers le milieu du XIXe siècle, ce village est depuis longtemps un lieu de vie traditionnel de la communauté hmong, qui y a conservé de nombreux savoir-faire artisanaux.

Le village est notamment connu pour le tissage du chanvre, la broderie et la fabrication de tissus en brocart aux couleurs vives. Les motifs, inspirés de la nature et de la vie quotidienne, représentent souvent des arbres, des feuilles, des fleurs, des animaux ou des formes géométriques traditionnelles.

(Photo: Collectée)

Depuis des générations, les habitants de Cát Cát pratiquent également la forge afin de fabriquer leurs propres outils agricoles, comme des couteaux, des houes ou des pelles. Ces outils, aux lames solides et aux manches parfois faits en corne de buffle, témoignent du savoir-faire et de l’ingéniosité des artisans locaux.

Dans la vie quotidienne, les femmes hmong jouent un rôle essentiel. Elles participent aux travaux agricoles, s’occupent de l’élevage et perpétuent les métiers traditionnels tels que le filage du chanvre, le tissage et la broderie.

Au début du XXe siècle, lorsque les Français arrivèrent à Sa Pa, ils furent séduits par la beauté à la fois sauvage et romantique du village de Cát Cát. Certains fonctionnaires coloniaux venaient s’y reposer et admirer les paysages de montagne. Les Français exploitèrent également les cascades situées au cœur du village pour y construire une petite centrale hydroélectrique, introduisant ainsi une forme de modernité dans cette région montagneuse alors difficile d’accès.

L’origine du nom « Cát Cát » fait l’objet de plusieurs explications. Selon une première hypothèse, les Français, impressionnés par les chutes d’eau du village, auraient appelé cet endroit « cascade ». Ce mot aurait ensuite été adapté par les habitants locaux pour devenir « Cát Cát ». Selon une autre explication, en langue hmong, « Cát Cát » signifierait « sous le marché », en référence à la position du village et de ses cascades situées en contrebas.

 

Le site des pierres gravées de Sa Pa

(Photo: Collectée)

Le site des pierres gravées de Sa Pa fut découvert en 1925 par Victor Goloubew, archéologue français d’origine russe travaillant pour l’École française d’Extrême-Orient. Face aux nombreux motifs mystérieux gravés sur les rochers, il formula plusieurs hypothèses quant à leur origine et à leur signification.

Ce site s’étend sur environ 8 km² et compte près de 200 blocs de pierre, témoignant d’une présence humaine ancienne dans la région. Les gravures représentent des formes très variées : escaliers, silhouettes humaines, chemins, signes ressemblant à une écriture, symboles circulaires évoquant le soleil, ainsi que d’autres motifs liés à la fertilité et à la vie quotidienne.

Malgré les nombreuses recherches menées sur ce site, la datation précise de ces gravures ainsi que leur interprétation restent encore incertaines. Elles continuent aujourd’hui de susciter la curiosité des chercheurs et des visiteurs.

Selon les récits transmis par les habitants locaux, notamment les Hmong du village de Phố, dans la commune de Hầu Thào, ces gravures seraient comme « le plus grand livre de pierre » laissé par leurs ancêtres. Certains chercheurs pensent qu’il pourrait s’agir d’une ancienne carte des Hmong, tandis que d’autres y voient une forme de récit gravé évoquant des événements, des batailles ou des croyances anciennes.

La vallée de Muong Hoa

Sa Pa possède de nombreuses rizières en terrasses, mais les plus belles et les plus vastes se trouvent dans la vallée de Mường Hoa. Elles serpentent le long des pentes des collines, dessinant de magnifiques courbes naturelles et offrant un panorama spectaculaire.

En été, lorsque les rizières se couvrent d’un vert luxuriant, la vallée semble enveloppée d’un immense ruban de soie verte ondulant au rythme du relief. À l’arrivée de l’automne, le paysage se transforme : les rizières mûres prennent une teinte dorée éclatante, comme si toute la vallée était recouverte d’un manteau d’or.

(Photo: Collectée)