HÔI AN

Située sur la rive nord du cours inférieur de la rivière Thu Bồn, Hội An est une ancienne ville de la province de Quảng Nam, à plus de 30 km de Đà Nẵng et à environ 122 km de Huế. Évoquer Hội An, c’est penser aux façades jaunes des maisons anciennes, aux ruelles paisibles, aux lanternes colorées et à la rivière qui s’illumine doucement à la tombée de la nuit.

La vieille ville de Hội An est sans doute son image la plus emblématique. Avec ses maisons traditionnelles, ses temples, ses anciennes demeures de marchands et son atmosphère hors du temps, elle offre aux visiteurs une promenade pleine de charme, entre histoire, artisanat et douceur de vivre.

(Photo: Collectée)

Située sur la rive nord du cours inférieur de la rivière Thu Bồn, Hội An est une ancienne ville de la province de Quảng Nam, à plus de 30 km de Đà Nẵng et à environ 122 km de Huế. Évoquer Hội An, c’est penser aux façades jaunes des maisons anciennes, aux ruelles paisibles, aux lanternes colorées et à la rivière qui s’illumine doucement à la tombée de la nuit.

La vieille ville de Hội An est sans doute son image la plus emblématique. Avec ses maisons traditionnelles, ses temples, ses anciennes demeures de marchands et son atmosphère hors du temps, elle offre aux visiteurs une promenade pleine de charme, entre histoire, artisanat et douceur de vivre.

La plage d’An Bàng, située dans le quartier de Cẩm An, se trouve à environ 3 km du centre de Hội An. Elle séduit par son sable clair, son eau paisible et son ambiance plus tranquille que les grandes stations balnéaires. C’est l’une des plages les plus appréciées des voyageurs qui souhaitent profiter d’un moment de repos près de la mer.

(Photo: Collectée)

Un peu plus loin, la plage de Hà My conserve une atmosphère discrète et paisible. Moins connue que d’autres plages de la région, elle charme par son espace ouvert, sa simplicité et son cadre encore préservé.

(Photo: Collectée)

La plage de Cửa Đại, située à environ 5 km du centre de Hội An, est également une destination balnéaire connue. Avec son sable fin, son eau claire et ses petites vagues, elle offre un cadre agréable pour se promener, se baigner ou simplement profiter de la brise marine.

(Photo: Collectée)

Entre vieille ville classée, lanternes poétiques, rivière paisible et plages toutes proches, Hội An offre une expérience douce et variée, mêlant culture, détente et charme intemporel du centre du Vietnam.

 

La meilleure période pour visiter Hoi An

Hội An peut se visiter toute l’année, chaque saison offrant un charme différent.

 

Les sites à visiter à Hoi An

La maison anncienne Phung Hung

La maison ancienne Phùng Hưng est l’une des demeures historiques les plus remarquables de Hội An. Construite en 1780, elle existe depuis plus de 240 ans, à une époque où le port de Hội An connaissait une période de prospérité et d’intenses échanges commerciaux.

Son premier propriétaire était un commerçant vietnamien. Il fit construire cette maison afin d’y développer ses activités, notamment le commerce de produits tels que la cannelle, le poivre, le sel, la céramique ou encore le verre. Souhaitant voir ses affaires prospérer durablement, il donna à la maison le nom de « Phùng Hưng », qui était également le nom de son commerce et qui évoque l’idée de prospérité.

(Photo: Collectée)

Grâce à sa situation économique favorable et à ses relations avec différents milieux marchands, le propriétaire fit bâtir une demeure au style architectural très particulier. La maison Phùng Hưng reflète ainsi une belle harmonie entre les influences vietnamiennes, japonaises et chinoises, caractéristiques de l’ancien port marchand de Hội An.

Aujourd’hui, la maison appartient toujours aux descendants de la huitième génération de la famille. Ils continuent d’y vivre tout en veillant à préserver ce précieux patrimoine, afin de transmettre aux visiteurs l’esprit, l’histoire et le charme ancien de Hội An.

 

La maison ancienne de Tan Ky

La maison ancienne Tấn Ký est l’une des demeures les plus célèbres de Hội An. Construite en 1741, elle existe depuis plus de deux siècles et a été transmise à travers plusieurs générations de la famille Lê.

Son nom, « Tấn Ký », fut donné par le deuxième propriétaire de la maison. Il exprime le souhait de prospérité et de réussite dans les affaires, à une époque où Hội An était encore un port marchand animé, ouvert aux échanges avec de nombreux pays.

L’un des aspects les plus remarquables de la maison Tấn Ký réside dans son architecture harmonieuse, qui associe avec finesse les influences vietnamiennes, japonaises et chinoises. Cette combinaison reflète l’histoire cosmopolite de Hội An, où différentes cultures se sont rencontrées au fil des siècles.

(Photo: Collectée)

La maison comprend deux niveaux et plusieurs espaces organisés selon les principes traditionnels du feng shui, en lien avec les cinq éléments : le métal, le bois, l’eau, le feu et la terre. Les matériaux, les décors en bois sculpté, la disposition des pièces et l’équilibre de l’ensemble témoignent du savoir-faire des artisans d’autrefois.

Aujourd’hui, la maison ancienne Tấn Ký demeure un précieux témoin de la vie marchande et familiale de Hội An. En la visitant, les voyageurs découvrent non seulement une belle architecture ancienne, mais aussi l’âme discrète et raffinée de l’ancienne ville portuaire.

Le pont couvert Japonais

(Photo: Collectée)

Le pont couvert japonais, également connu sous le nom de Chùa Cầu, est l’un des symboles les plus célèbres de Hội An. Il aurait été construit par des marchands japonais vers le XVIIe siècle, à l’époque où Hội An était un port commercial prospère, accueillant des communautés venues du Japon, de Chine et de plusieurs autres pays.

Selon une ancienne légende, le pont aurait été édifié comme une sorte d’épée symbolique destinée à immobiliser le monstre Namazu, une créature mythique que l’on croyait capable de provoquer des tremblements de terre lorsqu’elle se retournait. En 1653, une petite pagode fut construite sur le pont, du côté nord, donnant naissance au nom Chùa Cầu, qui signifie littéralement « la pagode du Pont ».

Malgré son nom de pagode, Chùa Cầu n’est pas un lieu dédié au Bouddha. On y vénère Bắc Đế Trấn Vũ, une divinité protectrice du taoïsme. Les habitants de Hội An lui adressaient leurs prières afin d’être protégés des catastrophes naturelles, des tempêtes, des inondations et des dangers de la vie quotidienne.

De part et d’autre du pont se trouvent également des statues protectrices, associées aux singes sacrés et aux chiens célestes. Dans la croyance populaire, ces gardiens veillent sur le pont et sur la paix de la ville.

Lors des jours de pleine lune ou des fêtes traditionnelles, les habitants viennent encore à Chùa Cầu pour prier et souhaiter une vie plus sûre, plus heureuse et plus prospère. Entre architecture ancienne, légende japonaise, croyances taoïstes et mémoire de l’ancien port marchand, le pont couvert japonais demeure l’un des lieux les plus poétiques et les plus emblématiques de Hội An.

 

La salle d’assemblée de Phúc Kiên

La salle d’assemblée de Phúc Kiến est l’un des monuments les plus remarquables de Hội An. Elle témoigne de la présence ancienne des communautés chinoises dans cette ville portuaire, à une époque où Hội An était un important centre de commerce international.

Comme dans de nombreuses villes où les Chinois se sont installés à l’étranger, les communautés chinoises de Hội An ont créé des associations selon leur région d’origine. Aujourd’hui encore, la ville conserve plusieurs salles d’assemblée liées aux principales communautés chinoises, notamment celles de Phúc Kiến, Triều Châu, Quảng Đông, Quỳnh Phủ et Ngũ Bang.

Parmi elles, la salle d’assemblée de Phúc Kiến est la plus grande et l’une

(Photo: Huế Voyage)

des plus belles. Située au 46 rue Trần Phú, elle occupe une place importante dans le patrimoine architectural et spirituel de la vieille ville.

À l’origine, le site abritait un petit temple en bois construit en 1697 par des Vietnamiens pour honorer le Bouddha. Avec le temps, le temple se dégrada, et les habitants n’eurent plus les moyens de l’entretenir. En 1759, des commerçants originaires du Fujian l’achetèrent, puis le restaurèrent et l’agrandirent progressivement. Après plusieurs travaux, le lieu devint en 1792 la salle d’assemblée de Phúc Kiến.

Aujourd’hui, ce monument séduit les visiteurs par son architecture colorée, ses cours intérieures, ses sculptures raffinées et son atmosphère à la fois solennelle et paisible. Il reflète la richesse des échanges culturels entre les communautés vietnamienne et chinoise, ainsi que l’histoire cosmopolite de l’ancien port marchand de Hội An.

Sanctuaire de My Son

Le sanctuaire de Mỹ Sơn est l’un des sites archéologiques les plus importants du Vietnam et un témoignage exceptionnel de la civilisation du Champā. Situé dans la province de Quảng Nam, il fut autrefois un grand centre religieux et culturel du royaume cham, étroitement lié aux anciennes capitales de Trà Kiệu et de Đồng Dương.

Le site aurait commencé à se développer dès le IVe siècle. Pendant plusieurs siècles, les rois cham y firent construire de nombreux temples et tours en briques afin d’honorer les divinités hindoues, en particulier Shiva, souvent représenté sous la forme du linga. Mỹ Sơn servait ainsi de lieu de culte, de cérémonies royales et, dans certains cas, de sépulture pour les souverains et les grands prêtres.

(Photo: Collectée)

(Photo: Collectée)

Les premières traces importantes du sanctuaire sont associées au roi Bhadravarman Ier, qui régna à la fin du IVe et au début du Ve siècle. Plus tard, après la destruction d’un ancien temple en bois par un incendie, le roi Sambhuvarman fit reconstruire le sanctuaire en briques au VIIe siècle. Les souverains suivants continuèrent à restaurer les anciens monuments et à en édifier de nouveaux, faisant de Mỹ Sơn un ensemble sacré de plus en plus vaste.

L’architecture de Mỹ Sơn porte une forte influence de la culture indienne, visible dans les formes des tours, les sculptures, les bas-reliefs et les inscriptions en sanskrit ancien. Les monuments conservés révèlent la richesse spirituelle, artistique et technique du Champā, ainsi que les échanges culturels qui ont marqué le centre du Vietnam pendant des siècles.

L’un des aspects les plus fascinants de Mỹ Sơn reste la technique de construction des tours cham. Les briques, assemblées avec une grande précision, ont traversé le temps malgré les guerres, le climat et les destructions. Le procédé exact utilisé pour lier, cuire et assembler ces briques demeure encore aujourd’hui un sujet d’étude et d’admiration.

Bien que le site ait été fortement endommagé au cours de l’histoire, Mỹ Sơn conserve une atmosphère profondément mystérieuse. Entre vestiges de temples, sculptures anciennes, forêt environnante et silence sacré, le sanctuaire offre aux visiteurs une immersion émouvante dans l’histoire, la spiritualité et l’art raffiné de l’ancien royaume du Champā.

 

La forêt de cocotiers de Bay Mau

La forêt de cocotiers de Bảy Mẫu, également connue sous le nom de forêt de cocotiers de Cẩm Thanh, est l’une des expériences les plus originales près de Hội An. Située dans un cadre paisible de rivières, de canaux et de cocotiers d’eau, elle offre aux visiteurs une belle immersion dans la nature et la vie locale.

À bord de petites barques rondes en bambou, appelées thúng chai, les voyageurs sont guidés par des rameurs habiles, souvent des pêcheurs locaux chaleureux et souriants. La promenade permet de découvrir un paysage verdoyant, rafraîchissant et plein de charme, entre reflets de l’eau, palmiers d’eau et atmosphère tranquille.

(Photo: Collectée)

La visite est aussi l’occasion d’observer des démonstrations amusantes, comme la danse des barques rondes ou les techniques traditionnelles de rame. Les visiteurs peuvent également s’initier à certaines activités de pêche, comme le lancer de filet, pour mieux comprendre le quotidien des habitants de Cẩm Thanh.

Entre nature, traditions locales et moments de détente, la forêt de cocotiers de Bảy Mẫu offre une expérience à la fois simple, joyeuse et authentique, idéale pour compléter la découverte de Hội An.